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Restitution

Le mauvais accueil, l’attente, l’insuffisance d’informations claires, les ruptures de médicaments, le manque d’hygiène des locaux sont quelques-unes des nombreuses récriminations qui entravent la motivation des familles à venir dans les centres de santé.

La mise en place de démarches continues d’amélioration de la qualité, participatives et portées par les centres de santé, fait aujourd’hui partie intégrante de la stratégie de Djantoli pour améliorer durablement l’accès aux soins.

En collaboration avec les acteurs du District Sanitaire, un projet pilote a été lancé dans deux centres de santé communautaires (CSCOMs), situés à Samé et N’Tomikorobougou, en commune 3 de Bamako.

Entre octobre 2015 et décembre 2016, le processus d’accompagnement s’est focalisé sur quatre aspects majeurs, à savoir :

  • La création de « comités qualité » : constitués des responsables de chaque unité des centres, d’un membre de l’Association de Santé Communautaire (ASACO), d’un représentant des usagers et du chef de quartier, ils se sont réunis tous les 15 jours afin d’identifier les dysfonctionnements dans les centres et de définir les solutions à apporter ;
  • Le renforcement des capacités : 78 membres des centres ont été formés sur l’accueil en milieu de soins, la prescription rationnelle des médicaments, la gestion des stocks, la bonne gouvernance, la mise en œuvre d’une démarche qualité continue ;
  • La définitions de plans d’action : en vue d’améliorer (par exemple) la salubrité des salles de soins, l’hygiène des latrines, le taux d’accouchements assistés, la gestion des déchets médicaux. Un coach qualité a appuyé les comités dans le suivi des plans d’action pour les familiariser à la démarche ;
  • Le renforcement des plateaux techniques par des dotations en matériel médical et non médical.

L’ensemble des membres de l’Association de Santé Communautaire (ASACO) et personnel du CSCOM des deux aires de santé ainsi que les autorités sanitaires ont été impliqués à la réalisation du projet.

Dans le cadre du projet, un système de suivi-évaluation rigoureux et régulier a été mis en place pour piloter en continu les progrès des centres et créer une émulation autour de la démarche. Ainsi, des résultats encourageants ont été mis en lumières le 26 juin dernier, lors de l’atelier de restitution de l’évaluation du projet.

En moyenne, sur les deux centres, une progression de 42% a été enregistrée sur l’ensemble des critères évalués (fonctionnalité des centres, gestion et gouvernance par les associations communautaires, indicateurs d’activités et satisfaction des patients).

Cet atelier a permis, entre autres de faire le bilan des activités menées, de vérifier le niveau d’atteinte des objectifs et des résultats attendus du projet, en soulignant les points forts et faibles dans sa mise en œuvre.

A la suite d’échanges fructueux, les acteurs ont confirmé positivement la démarche choisie. Des recommandations et axes de travail ont été formulés afin : 1) de maintenir les acquis à Samé et N’Tomikorobougou ; 2) d’élargir ce projet au sein des autres CSCOMs du District de la Commune 3, en lien étroit avec les autorités sanitaires ;  3) de préparer le transfert du pilotage de la démarche au District sanitaire afin qu’il puisse la pérenniser et la généraliser dans les centres dont il a la responsabilité.

Le 9 octobre 2017

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