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bannière Olivia Tienin 

Grâce à l’initiative d’Olivia Tienin, une jeune étudiante burkinabè, 70 femmes démunies de Ouagadougou et leurs jeunes enfants bénéficient de l’abonnement au service Djantoli pour an et de cadeaux pratiques. Nous lui avons demandé de nous en dire plus sur ce projet caritatif !

  • Pourquoi as-tu décidé de mettre en place ce projet?

En tant qu’étudiante au United World Atlantic College au Pays de Galles où j’ai obtenu mon baccalauréat international en juillet dernier, j’ai eu connaissance du programme de subventions “GOMAD” (Go make a difference)proposé par l’Université. Ce programme est destiné aux étudiants du réseau de lycées United World colleges (UWC) pour leur donner la possibilité de mettre en pratique les idéaux de solidarité de UWC. Chaque année ils récompensent jusqu’à une vingtaine de projets à hauteur de 1000 livres chacun pour améliorer significativement les conditions de vie d’une communauté.  Et du coup j’ai décidé de proposer un projet pour aider des enfants dans mon pays d’origine.

  • Comment t’est venue l’idée d’inclure Djantoli dans ton projet?

Je savais dès le début que je voulais axer mon projet sur la problématique de la mortalité des enfants. J’ai pensé par exemple à une distribution de « kits de bienvenue » pour les nouveaux-nés, contenant des biens de nécessité. J’ai parlé de mon idée à ma grande sœur Tatiana, qui travaille en tant que Responsable du service Djantoli à Fada N’Gourma, et c’est elle qui m’a tout expliqué sur l’association. J’ai découvert que Djantoli fait un très bon travail et aide les familles avec des revenus modestes à Ouagadougou et Fada à accéder à la santé. Nous avons tous droit à une bonne santé mais la cherté de la vie et les inégalités au sein de notre société font que très peu de personnes au Burkina peuvent s’acheter les produits listés sur leur ordonnance.

Et c’est pour cela que j’ai décidé de financer, à travers mon projet, l’abonnement à l’assurance santé Djantoli pour 70 mamans, ce qui permet à leurs jeunes enfants de bénéficier du suivi régulier à domicile afin que leurs maladies soient facilement et rapidement détectées. Ces mamans ont également obtenu des kits maternité contenant des habits pour leurs bébés, du savon pour pouvoir suivre les règles d’hygiène  et de la bouillie enrichie pour améliorer l’état nutritionnel de leurs enfants.

  • Comment as tu identifié les mamans bénéficiaires?

Les agents de suivi Djantoli qui connaissent bien les familles dans les zones non loties de Ouagadougou où l’association intervient m’ont accompagnée.  Nous avons visité les familles  et parlé avec les femmes de leurs conditions de vie et de leur état de santé. Je voulais faciliter cette opportunité d’assurance santé aux femmes et enfants de familles pauvres, qui ne pourraient pas se le permettre autrement. Egalement, nous avons décidé de donner la priorité aux mamans adolescentes qui ont plus de difficulté pour subvenir à leurs besoins car, souvent, elles ne sont pas mariées. Suite à ces discussions et visites à domicile nous avons identifié 20 mamans à Pissy, 25 mamans à Zagtouli et 25 mamans à Karpala. Nous ne leur avons pas dit qu’elles étaient choisies tout de suite mais nous les avons invitées à une réunion pour parler des bonnes pratiques sanitaires. Cela  pour vérifier que nous avions sélectionné des mamans engagées qui allaient prendre la chose sérieusement. Seulement 7 de ces mamans ne sont pas venues et nous avons choisi d’inclure d’autres mamans à leur place.

  • Est ce que tu as rencontré des difficultés au cours du projet?

Parfois, les familles que j’ai rencontrées se sont demandées pourquoi une jeune fille vient chez eux poser des questions sur leur façon de vivre, une fille qui ignore tout de la vie. Certaines personnes trouvaient difficile de raconter leur difficultés à une inconnue, ce qui est tout à fait compréhensible. Il est aussi arrivé que certaines familles, ayant compris que je ne venais pas seulement pour parler avec eux, ont essayé d’exagérer sur leur conditions de vie.

Mais ceux-là n’étaient pas nombreux, j’étais en général très bien accueillie par les familles.  J’ai également reçu beaucoup de bénédictions, même si j’ai à chaque fois expliqué que je ne contribue pas avec mon propre argent. Par exemple, une des femmes a pris mon numéro de téléphone et m’a appelée plus tard pour me remercier à nouveau.

Je suis vraiment contente d’avoir fait ce projet et je voudrais remercier surtout les agents de suivi Djantoli qui m’ont aidée ! J’admire leur travail, ce sont eux qui au quotidien créent un lien entre les familles et le personnel des centres de santé et s’assurent que les enfants sont régulièrement suivis. Tout le monde chez Djantoli travaille pour donner le sourire aux familles les plus démunies et c’est un  grand honneur pour moi d’avoir fait partie de cette équipe de personnes battantes et motivées.

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Le 31 août 2016

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